Cheikh Al Albani

Assalaamou 'aleykoum

Dans cette première partie nous verrons l'explication de la règle et les conditions par le mouhaddith du siècle passé (in shaa'a Allah):

"La critique prévaut sur l'éloge"

 

Questionneur:

On entend beaucoup que les Savants disent : "la critique (Al Jarh) prévaut sur l’éloge (At Ta3dil)", est ce que cette règle est absolue ?

Nous espérons un éclaircissement sur se sujet en clarifiant l'avis le plus juste, en faisant mention de comment faire primer certaines paroles opposées ?

Cheikh Al Albani:

Nul doute que ce que disent les gens du Hadith: "la critique prévaut sur l'éloge" mais lorsqu'ils  (les gens du Hadith) prononcent: "La critique" (Al Jarh), il nous incombe de ne pas comprendre par le terme: "La critique" (Al Jarh) avec ici le mot "Al" car il ne signifie pas une généralité, mais c'est plutôt comme étant un 3ahd (sens rapproché: pour désigner une personne spécifique), c'est a dire la critique qui est considéré (réellement) chez les gens du Hadith comme étant une critique, la différence est elle claire pour vous ?

Il y a des critiques qui ne sont pas considérés comme tel par les gens du Hadith, certains d'entre eux ont émis des critiques pour quelle raison ? par exemple, il a était dit à untel:

"pourquoi tu  ne rapporte rien d'untel"

il répondit :

"j'ai entendu venant de chez lui le son du Oud (un instrument de musique à cordes) ou tambour à corde"

Il est possible que le son ne provienne pas de chez lui, il est possible que le son provienne de chez son voisin, tout comme nous sommes éprouvés par cela de nos jours, tu entends le son de la radio et tu penses qu'il vient de telle maison alors qu'en réalité il vient d'une autre maison à coté, ou encore il vient de cette même maison mais sans désir (Ndt: le fait que cela soit de sa propre volonté ou passion) du responsable du foyer, il provient de son enfant qui s'est oublié, et il ne peut pas le chasser de chez lui, car il voit que l'avantage est de le garder chez lui pour repousser un mal plus grand par un mal plus petit, tout ceci ne convient pas d'être considéré comme étant une critique, et donc il a dit: "qu'il ne rapporte rien de lui"

Il a émis  une critique mais sa critique n'est pas prise en considération, un autre exemple , il a était dit à untel:

"pourquoi tu  ne rapporte rien d'un tel"

il répondit :

"je l'ai vu monter sur Al Birdoun ( un cheval avec une démarche particulière)"

C'est un cheval, celui qui le monte devient vaniteux et arrogant (sans le vouloir) lorsque le cheval marche, comme si il marchait orgueilleusement et vaniteusement, la marche naturelle chez le cheval qui fait bouger le cavalier ainsi, qui fait s'imaginer à ceux qui le regardent que c'est quelqu’un d'orgueilleux/vaniteux , et c'est cela qu'a cru le mouhaddith (qui a émis la critique) en disant de lui: "Je l'ai vu monter sur le cheval de trait"

Ceci est une critique venant du mouhaddith, mais ceci n'est pas une critique accepté, tu a compris ?

Donc lorsqu'ils (les gens du hadith) disent: "la critique prévaut sur l’éloge"

Ils veulent dire par cela, la critique qui est considéré comme tel (comme une vraie critique) selon la tradition des savants du hadith, et non une critique relative, par exemple, le narrateur était une personne digne de confiance (thiqa) et un hafidh (une personne qui a mémorisé les hadith et les maîtrise), mais c'est un chiite, il ne fait pas parti des chiite de nôtres époques, mais c'est un chiite qui faisait parti de ceux qui a préféré Ali par rapport au autre califes, celui ci peut être critiqué par certains (gens du Hadith)...en disant:

"Je ne rapporte rien de lui car  c'est un chiite"

Mais ce qui est fixé (comme règle) chez les gens du Hadith, c'est que tant qu'il que c'est une personne digne de confiance (thiqa) et un Hafidh, le fait qu'il soit chiite ne nuit pas (sur le fait de rapporter de lui les Hadiths),

Beaucoup de rapporteurs de hadiths digne de confiance qu'on utilise (dans le hadith) comme argument était des gens des passions, et peut être vous savez tous que l'imam Al Boukhari rapporte (les Hadiths) de 3imran Ibn Hittan, est c'est un Khariji très connu, il convient donc que lorsque nous disons ou nous lisons la règle:$

"la critique prévaut sur l’éloge"

C'est a dire la critique qui est considéré comme tel chez eux (les gens du Hadith)

Alors il y a aucun problème (à la prendre) si la critique de ce genre est prouvée sur un narrateur, même si un autre l'a déclaré digne de confiance, cette critique prévaut sur l’éloge, pourquoi ?
Car il a de la science en plus (ndt: plus de connaissances sur la personne critiqué ou élogé) sur celui qui l'a déclaré digne de confiance.
Si celui qui l'a élogé savait ce que celui qui l'a critiqué connaissait (sur cette personne) alors il n'aurait rien rapporté de lui également, il l'aurait soutenu dans la critique, et parmi les règles de science dans les fondements du fiqh, leur parole:
"L'avis de celui qui confirme quelque chose, l'emporte sur celui qui la nie et l'argument de celui qui retient bien l'information l'emporte sur celui qui ne l'a pas retenue".
Donc celui qui retient une critique sur un narrateur alors sa critique prévaut sur l’éloge....
(A SUIVRE)
 
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